En quelques mots
El-Kab, l’ancienne Nekheb sur la rive orientale du Nil, fut un centre du culte de la déesse vautour Nekhbet. Ses monuments couvrent une longue durée, mais les tombes rupestres de dignitaires les plus connues datent du Nouvel Empire. Elles doivent être distinguées des murs de la ville et du temple de Nekhbet.
Ce que l’on découvre
Les tombes sont taillées dans les collines voisines et portent reliefs, peintures et textes biographiques. Parmi leurs propriétaires figurent Ahmès fils d’Abana, Ahmès Pennekhbet et Pahéri. Les trois dossiers appartiennent à des personnes et générations distinctes ; leurs récits ne doivent pas être fusionnés en une seule chronique de la ville.
Son histoire
L’autobiographie d’Ahmès fils d’Abana mentionne sa participation aux guerres de la fin de la domination hyksôs et au service des premiers rois de la XVIIIe dynastie. Comme tout texte funéraire, elle met en valeur son propriétaire. Les inscriptions renseignent la carrière, mais nécessitent comparaison avec d’autres sources. El-Kab relie identité locale et service du pouvoir central. Le culte de Nekhbet donne une profondeur religieuse au lieu, tandis que les biographies éclairent réseaux militaires et civils. Il faut éviter d’étendre l’expérience de ces élites à tous les habitants de Nekheb.
