En quelques mots
Ramsès II fit bâtir à Abydos son propre temple, distinct du grand temple de son père Séthi Ier. Les deux édifices témoignent de la continuité du culte royal et osirien, sans former un bâtiment unique. Des dépôts de fondation inscrits au nom de Ramsès II établissent l’initiative de sa construction.
Ce que l’on découvre
Le monument conservait des salles décorées de reliefs peints et un équipement cultuel. Les recherches de la mission de l’Université de New York ont révélé dix grandes pièces de stockage en brique crue liées au complexe. Ces magasins rappellent que les offrandes et services du temple nécessitaient une économie matérielle quotidienne.
Son histoire
Les scènes associent le roi aux dieux d’Abydos, particulièrement Osiris. Elles ne décrivent pas simplement une promenade dynastique entre les temples de Séthi et Ramsès. Le culte avait ses propres espaces, dépôts et personnels. Des rites de fondation sont attestés par de petits objets déposés sous la structure. La phase ptolémaïque ne doit pas être projetée sur le règne de Ramsès II. Le réemploi d’un espace de stockage révèle l’histoire longue du site, pas la continuité inchangée de sa fonction initiale. Les deux temples d’Abydos demandent des plans et chronologies séparés.
