Montouhotep II, roi thébain de la XIe dynastie, est associé à la réunification de l’Égypte après les rivalités de la Première période intermédiaire. Son règne ouvre le Moyen Empire dans de nombreuses chronologies.
Un pouvoir parti de Thèbes
Les souverains thébains avaient d’abord une assise régionale. Sous Montouhotep II, leur autorité s’étend et les royaumes concurrents sont réunis. L’événement ne doit pas être imaginé comme une signature unique qui aurait transformé le pays en une journée : la consolidation du pouvoir et l’intégration des territoires sont des processus dont les étapes restent imparfaitement connues.
Les titres royaux et les monuments expriment une volonté d’unité. Ils sont des sources sur ce que le roi voulait faire voir, mais ils ne remplacent pas l’étude des régions. Les changements dans les styles artistiques et les pratiques administratives montrent aussi des échanges renouvelés entre le sud et le nord.
Le monument de Deir el-Bahari
À Thèbes-Ouest, le complexe funéraire de Montouhotep II est implanté au pied des falaises de Deir el-Bahari. Il relie le culte du roi à un paysage qui sera de nouveau choisi pour d’autres monuments célèbres. Cette proximité topographique ne doit pas confondre les époques : le temple d’Hatchepsout appartient au Nouvel Empire.
La réunification offre un repère utile sur la frise. Son intérêt est plus grand encore lorsqu’on la suit à travers des lieux et des objets qui montrent comment un royaume recomposa des héritages régionaux.