Djéser et le complexe de Saqqara

Évocation à l’aquarelle du sujet ; aucune restitution archéologique exacte.

La pyramide à degrés de Djéser, à Saqqara, marque un changement majeur dans l’architecture royale du début de l’Ancien Empire. Pour la comprendre, il faut regarder l’ensemble du complexe, pas seulement sa silhouette.

Un paysage funéraire construit

Djéser, appelé Netjerikhet dans les sources de son temps, appartient à la IIIe dynastie. Sa pyramide s’élève au sein d’une vaste enceinte. Autour d’elle se trouvent des espaces et bâtiments liés au culte royal. Le chantier utilise la pierre taillée à une échelle nouvelle, tout en reprenant certaines formes autrefois réalisées dans des matériaux plus périssables.

Le nom d’Imhotep est associé à cette réalisation dans la tradition égyptienne. L’histoire exacte des décisions architecturales ne peut pourtant pas être attribuée avec certitude à un seul homme. Le monument résulte du travail d’artisans, d’administrateurs et d’équipes dont les noms nous échappent souvent.

Photographie horizontale de la pyramide à degrés de Djéser à Saqqara
La pyramide à degrés de Djéser à Saqqara. Photothèque © DR. Charles Rossignol

Une pyramide, plusieurs héritages

La construction ne crée pas d’un coup le modèle des grandes pyramides à faces lisses. Les règnes suivants expérimenteront d’autres formes et d’autres techniques. Saqqara montre donc une étape décisive, dans une histoire architecturale plus longue.

Le site a aussi continué à vivre après Djéser. Des tombes d’autres époques s’étendent dans la nécropole. Lorsque l’on visite aujourd’hui le complexe, il faut distinguer ce qui appartient au règne du roi, ce qui a été transformé et ce qui a été restauré.